Le bilan de performance : retracer ce qui s’est passé sur le contrat d’un client, frais et arbitrages compris
Publié le 29 septembre 2026 · Par Tristan Alterno, fondateur de Qorvex
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En une phrase : Le bilan de performance est le document qui dit au client ce que son contrat a réellement fait depuis l’origine ou sur une période : ce qu’il a versé, les arbitrages effectués, les frais prélevés, les plus et moins-values par support et au total, et le rendement net qui en résulte. C’est le support naturel du réexamen périodique prévu dans le rapport d’adéquation, et la pièce qui distingue un cabinet qui suit de celui qui a vendu.
Ce que le client veut savoir
Un client ne demande pas la valeur de rachat de son contrat, il la lit sur son espace en ligne. Ce qu’il demande à son conseiller, c’est : qu’est-ce que j’ai gagné, qu’est-ce que ça m’a coûté, et est-ce que c’était le bon choix. Le bilan de performance répond aux trois, en chiffres, sur une période.
Ce qu’il contient
| Partie | Contenu |
|---|---|
| Période et contrat | Dates, contrat, assureur, date d’ouverture, mode de gestion |
| Flux | Versement initial, versements programmés, versements libres, rachats, à leurs dates |
| Arbitrages | Chaque mouvement entre supports, avec la date, les montants et les frais d’arbitrage |
| Frais prélevés | Sur versement, de gestion, d’arbitrage, en euros sur la période |
| Par support | Montant investi, valeur actuelle, plus ou moins-value, performance |
| Au total | Total versé, valeur actuelle, plus ou moins-value nette, rendement net sur la période |
| Lecture | Ce qui a porté et ce qui a pesé, et si l’allocation reste cohérente avec le profil |
Le calcul, sans tricher
Deux mesures coexistent et il faut dire laquelle on présente :
- la performance simple : valeur actuelle moins total versé, rapportée au total versé. Lisible, mais elle traite un versement d’hier comme un versement d’il y a dix ans ;
- le rendement pondéré par les flux (taux de rendement interne) : le taux annuel qui, appliqué à chaque versement depuis sa date, donne la valeur actuelle. C’est la mesure honnête d’un contrat alimenté par versements programmés.
Un bilan qui affiche « +18 % » sur un contrat alimenté chaque mois depuis cinq ans, sans dire qu’il s’agit d’une performance simple, laisse croire à un rendement annuel qu’il n’a pas. Le document doit nommer sa mesure et, idéalement, donner les deux.
Les frais, ligne par ligne
C’est la partie qui manque le plus souvent, et celle que le client apprécie le plus quand elle est là. Faire apparaître ce que le contrat a coûté en frais sur la période, en euros, et le mettre en regard des gains, c’est aussi se donner l’argument pour proposer un arbitrage ou un changement de contrat quand les frais mangent la performance. Leur poids sur vingt ans.
Pourquoi il fidélise
Un client qui reçoit chaque année un document clair sur ce que son contrat a fait, signé de son conseiller, a une raison de rester et une raison de reverser. Un client qui ne reçoit que les relevés de la compagnie ne sait plus, au bout de trois ans, ce que le cabinet lui apporte. Le bilan de performance est le prétexte naturel du rendez-vous annuel, et la pièce qui documente le réexamen périodique annoncé dans le rapport d’adéquation. Organiser ce suivi.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un relevé de situation et un bilan de performance ?
Le relevé de la compagnie donne la valeur de rachat à une date. Le bilan de performance la met en regard de ce qui a été versé, retrace les mouvements et les frais, et calcule un rendement net sur la période : il répond à « qu’est-ce que j’ai gagné ? », pas seulement à « combien j’ai ? ».
Comment se calcule la performance nette d’un contrat ?
En partant de chaque versement à sa date, en retirant les frais prélevés, en tenant compte des arbitrages (sortie d’un support, entrée dans un autre), et en comparant la valeur finale au total versé. Le taux de rendement pondéré par les flux (ou taux de rendement interne) rend compte du moment des versements ; la performance simple (valeur finale sur total versé) est plus lisible mais ignore ce moment.
À quelle fréquence remettre un bilan de performance ?
Une fois par an au minimum quand le rapport d’adéquation prévoit un réexamen périodique, et à chaque rendez-vous de suivi. C’est aussi le document qu’un client attend avant de reverser.
Le bilan de performance est-il un document réglementaire ?
Pas au sens des quatre documents du RGAMF, mais le réexamen périodique de l’adéquation, quand il est annoncé, doit être fait et documenté au moins une fois par an. Le bilan en est le support naturel, et il s’archive comme les autres.
Sources
Et dans Qorvex
Qorvex génère le bilan de performance depuis le dossier du client : versements, arbitrages et frais saisis ou importés, plus et moins-values par support et au total, rendement net sur la période. Le document sort aux couleurs du cabinet, part au client avec le conseiller en copie, et s’archive scellé comme les autres. Les unités de compte sont mises à jour chaque semaine pour que le bilan reflète la dernière valeur connue.
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