Les avis Google d’un cabinet : pourquoi ils comptent, comment les demander, ce que la loi permet
Publié le 29 septembre 2026 · Par Tristan Alterno, fondateur de Qorvex
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En une phrase : Un prospect qui cherche un conseiller en gestion de patrimoine dans sa ville tombe d’abord sur des fiches Google, et compare le nombre d’avis et la note avant de visiter un site ; un cabinet qui demande un avis à chaque client satisfait, au bon moment et avec un lien direct, en obtient régulièrement, et un cabinet qui répond à chaque avis, positif ou négatif, montre qu’il est là. Le code de la consommation interdit les faux avis et les avis achetés ; il n’interdit pas de demander.
Pourquoi la fiche compte plus que le site
Tapez « conseiller en gestion de patrimoine » suivi du nom de votre ville. Les trois premières réponses sont des fiches Google, avec une note et un nombre d’avis, avant tout site. Un prospect qui ne connaît personne compare ces trois fiches en dix secondes. Le site vient après, pour confirmer. La fiche est le premier contact, et les avis sont ce qu’elle montre en premier.
Demander, au bon moment
- Le moment : dans les deux jours suivant un moment positif. Une souscription conclue, un bilan de performance satisfaisant, un problème résolu.
- Le message : court, signé du conseiller, avec le lien direct (Google fournit un lien « laisser un avis » dans l’espace de gestion de la fiche).
- Une fois : on ne redemande pas à un client qui n’a pas répondu, et on note dans le dossier que la demande a été faite.
- À tous les clients concernés, pas seulement ceux dont on est sûr : c’est ce qui rend la démarche honnête, et c’est ce que la loi attend.
Répondre, à tous
Répondre à un avis positif prend trente secondes et montre au lecteur suivant que quelqu’un est là. Répondre à un avis négatif est plus délicat et plus important :
- rapidement, dans les 48 heures ;
- sans détail sur le dossier, et sans confirmer que la personne est cliente : le secret professionnel s’applique ;
- en proposant un échange direct, par téléphone ou au cabinet ;
- sans se justifier longuement : la réponse s’adresse aux lecteurs futurs, pas à l’auteur.
Un avis négatif avec une réponse mesurée rassure davantage qu’une fiche sans aucun avis négatif. Les prospects savent que personne ne fait l’unanimité ; ce qu’ils regardent, c’est comment le cabinet réagit.
Ce que la loi interdit
| Pratique | Licite ? |
|---|---|
| Demander un avis à un client réel après une prestation réelle | Oui |
| Répondre aux avis | Oui, sans divulguer d’information sur le dossier |
| Offrir un cadeau ou une remise contre un avis | Non |
| Rédiger un avis pour un client, ou le faire rédiger par un proche ou un salarié | Non |
| Acheter des avis | Non, et sanctionné pénalement |
| Ne demander qu’aux clients qu’on sait satisfaits, en présentant la note comme représentative | Non |
| Demander la suppression d’un avis manifestement faux ou hors sujet | Oui, via le signalement Google |
Ce que la fiche doit contenir, en plus des avis
Catégorie « conseiller financier » ou « conseiller en gestion de patrimoine », adresse et horaires exacts, téléphone qui répond, lien vers le site, photos réelles du cabinet et de l’équipe, une description qui dit à qui vous vous adressez, et les statuts réglementés (CIF, IAS) avec le numéro ORIAS. Une fiche complète et des avis réguliers font plus pour un cabinet local que la plupart des campagnes. La prospection locale d’un cabinet.
Questions fréquentes
Un cabinet CGP a-t-il le droit de demander des avis Google ?
Oui. Demander un avis à un client réel après une prestation réelle est licite. Ce qui est interdit (code de la consommation, articles L. 121-2 et suivants, et directive Omnibus transposée en 2022) : publier ou faire publier de faux avis, acheter des avis, offrir un avantage contre un avis, ou filtrer les demandes pour n’en adresser qu’aux clients satisfaits en présentant le résultat comme représentatif.
Quand demander un avis ?
Dans les deux jours suivant un moment positif : une souscription conclue, un rendez-vous de suivi où le bilan était bon, un problème résolu. Par un message court, signé du conseiller, avec le lien direct vers la fiche du cabinet. Le taux de réponse chute vite après une semaine.
Comment répondre à un avis négatif ?
Vite, calmement, sans détail sur le dossier (secret professionnel), en proposant un échange direct. Une réponse mesurée à un avis négatif rassure plus les lecteurs que dix avis positifs. Ne jamais confirmer publiquement qu’une personne est cliente.
Combien d’avis faut-il ?
Il n’y a pas de seuil, mais un prospect compare : un cabinet à 4,8 sur 40 avis inspire plus confiance qu’un cabinet à 5 sur 3 avis. La régularité compte autant que le nombre : des avis datés de la semaine dernière montrent que le cabinet est actif.
Sources
- Code de la consommation, article L. 121-2 (pratiques commerciales trompeuses) — Légifrance
- DGCCRF, « Avis de consommateurs en ligne »
- Google, règles relatives aux avis sur les fiches d’établissement
Et dans Qorvex
Dans Qorvex, la demande d’avis est un message prêt, aux couleurs du cabinet, avec le lien direct vers sa fiche Google, que le conseiller envoie d’un clic après une souscription ou un rendez-vous de suivi. Elle est enregistrée dans le dossier du client, pour ne pas la demander deux fois. Le cabinet choisit à qui il l’envoie ; rien ne part seul.
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