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Ressources · Produits & fiscalité

Recommander une assurance-vie : ce que la recommandation et le rapport doivent contenir

Publié le 29 septembre 2026 · Par Tristan Alterno, fondateur de Qorvex

Dans cette page
  1. Commencer par l’objectif dominant
  2. Ce que la recommandation établit
  3. La fiscalité, en deux tableaux
  4. La clause bénéficiaire, là où les erreurs coûtent
  5. Les frais, à écrire en chiffres
  6. Questions fréquentes
  7. Sources
  8. Et dans Qorvex

En une phrase : L’assurance-vie est l’enveloppe la plus recommandée par les cabinets parce qu’elle répond à trois objectifs à la fois, épargne disponible, fiscalité allégée après huit ans et transmission hors succession ; une recommandation solide écrit lequel de ces objectifs domine pour le client, en déduit l’allocation entre fonds en euros et unités de compte, rédige la clause bénéficiaire avec soin, et chiffre les frais.

Commencer par l’objectif dominant

L’assurance-vie sert trois objectifs, et une recommandation qui ne dit pas lequel domine pour ce client ne démontre rien. Épargne disponible pour un projet à moyen terme ? Constitution d’un capital avec une fiscalité allégée après huit ans ? Transmission à un conjoint ou à des enfants ? La réponse vient du recueil de connaissance client, et elle commande tout le reste : la durée, l’allocation, la clause.

Ce que la recommandation établit

ÉlémentCe qu’on écritD’où ça vient
Objectif et horizonL’objectif dominant et la durée envisagéeRecueil, objectifs
ContratLe contrat retenu, ses frais, ses supports, son assureur ; la comparaison si le régime l’imposeSélection du cabinet
AllocationPart de fonds en euros et d’unités de compte, supports retenusProfil d’investisseur, capacité de perte
VersementsVersement initial, versement programméCapacité d’épargne du recueil
Clause bénéficiaireRédigée, avec rangs successifs, démembrée si utileSituation familiale, objectif de transmission
FiscalitéRachats, transmission, selon l’âge et les montantsTextes en vigueur
RisquesPerte en capital sur les unités de compte, liquidité, fraisObligation d’information

La fiscalité, en deux tableaux

Au rachat (versements depuis le 27 septembre 2017)

Ancienneté du contratImpôt sur les gainsPrélèvements sociaux
Moins de 8 ans12,8 % (ou barème sur option)17,2 %
8 ans et plusAbattement annuel de 4 600 € (9 200 € couple), puis 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements, 12,8 % au-delà17,2 %

À la transmission

VersementsRégime
Avant 70 ansArticle 990 I : 152 500 € d’abattement par bénéficiaire, puis 20 % jusqu’à 700 000 €, 31,25 % au-delà ; conjoint et partenaire de PACS exonérés
Après 70 ansArticle 757 B : 30 500 € d’abattement global sur les versements, puis droits de succession selon le lien ; les gains restent exonérés

La clause bénéficiaire, là où les erreurs coûtent

Une clause imprécise peut faire retomber le capital dans la succession ou le donner à la mauvaise personne. Trois règles :

La clause bénéficiaire fait partie de la recommandation, pas du bulletin de souscription. Un cabinet qui la laisse à la clause type de l’assureur sans l’avoir examinée n’a pas conseillé sur la transmission.

Les frais, à écrire en chiffres

Frais sur versement, frais de gestion du fonds en euros et des unités de compte, frais d’arbitrage, frais propres aux supports : la recommandation les chiffre, et le rapport d’adéquation les reprend dans la rubrique coûts et frais. Un point de frais annuel sur vingt ans représente une part importante du capital final ; nous le mesurons ici.

Questions fréquentes

Quelle est la fiscalité d’un rachat en assurance-vie ?

Seuls les gains compris dans le rachat sont imposés. Pour les versements depuis le 27 septembre 2017 : prélèvement forfaitaire de 12,8 % avant huit ans, 7,5 % après huit ans jusqu’à 150 000 € de versements (12,8 % au-delà), plus 17,2 % de prélèvements sociaux, avec après huit ans un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple. L’option pour le barème reste possible.

Comment l’assurance-vie se transmet-elle ?

Hors succession, aux bénéficiaires désignés dans la clause. Pour les versements avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au-delà (article 990 I du CGI). Pour les versements après 70 ans : abattement global de 30 500 €, puis droits de succession sur les versements, les gains restant exonérés (article 757 B).

Comment rédiger la clause bénéficiaire ?

Avec précision et des rangs successifs : « mon conjoint, à défaut mes enfants nés ou à naître, vivants ou représentés, par parts égales, à défaut mes héritiers ». Une clause démembrée (usufruit au conjoint, nue-propriété aux enfants) est possible. La clause se relit à chaque changement de situation familiale.

Fonds en euros ou unités de compte ?

Le fonds en euros garantit le capital et rapporte peu ; les unités de compte exposent au risque de perte en capital avec un espoir de rendement supérieur. La répartition découle du profil d’investisseur, de l’horizon et de la capacité à subir des pertes établis dans le recueil, et c’est ce que le rapport d’adéquation démontre.

Sources

Et dans Qorvex

Dans Qorvex, la recommandation d’assurance-vie tient en six pages : objectif dominant, contrat retenu, allocation entre fonds en euros et unités de compte reliée au profil d’investisseur, versement initial et programmé, frais, clause bénéficiaire, et la mention des risques. Le rapport d’adéquation reprend ces éléments pour démontrer, point par point, en quoi ils répondent au recueil. Le PDF part au client avec le conseiller en copie.

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